Dans le système géocentrique, qui a prévalu depuis les Babyloniens jusqu’à Copernic, on distingue deux cycles de rotation :
- Le cycle diurne : tous les astres tournent autour de la Terre en 24 heures. Ils se lèvent à l’Est et se couchent à l’Ouest. Ce mouvement est évident, mis il ne permet pas de distinguer les planètes des autres astres.
- Le cycle propre à chaque planète : ce qui différencie les planètes, c’est qu’au bout de 24 heures, on ne les retrouve pas au même endroit sur la sphère des fixes. Elles se sont déplacées, ce sont des astres errants. On mesure alors le temps qu’il faut à chaque planète pour faire le tour de la voûte céleste et revenir au point de départ. Par exemple, selon cette vision, le Soleil se déplace d’environ un degré par jour, et il met un an à faire le tour. Pour les anciens, il mettait donc un an à faire le tour de la Terre, même si on dit aujourd’hui que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil en un an. La Lune, quant à elle, met 29 jours.
En classant les astres en fonction de leur période de révolution sur la sphère des fixes, on a l’ordre suivant :
| Astre | Période de révolution |
| Saturne | 29 ans |
| Jupiter | 12 ans |
| Mars | 687 jours |
| Soleil | 365 jours |
| Vénus | 225 jours |
| Mercure | 88 jours |
| Lune | 29 jours (autour de la Terre) |
Ce tableau est en accord avec la vision moderne (période de révolution autour du Soleil). En effet, la période de révolution d’une planète sur le fond du ciel vue depuis la Terre n’est pas constante, puisque la Terre se déplace. C’est pour expliquer ces irrégularités que les anciens avaient introduit des épicycles dans leur système géocentrique.
Les anciens avaient fait l’hypothèse (correcte) que plus un astre tourne lentement autour de la Terre, plus il est loin. Les irrégularités de la vision géocentrique ne remettent pas en cause l’ordre général.